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Transformer des halles industrielles en écosystème de travail flexible

En bord de Seine, sur l’Ile Saint-Denis, « La Balise » offre de nouveaux espaces de travail lumineux et adaptables aux acteur·ices de l’Economie Sociale et Solidaire du territoire. Le projet concerne la réhabilitation de deux halles industrielles attenantes l’une à l’autre. Bellastock est mandaté par la Foncière Belleville (maîtrise d’ouvrage déléguée) et l’Association Halage (maître d’ouvrage et utilisateurs) développe une conception architecturale exigeante, frugale, à la fois pour la démolition et la construction.

La démarche débute par un diagnostic rigoureux de l’existant, afin d’identifier les pathologies et leurs potentiels. Les qualités intrinsèques du lieu sont optimisées : structure porteuse, volumes généreux, lumière naturelle. Le bâti est conservé. autant que possible, soigneusement rénové…Adoptant un parti pris de « boites dans la boite », l’intérieur abrite, de part et d’autre d’une rue intérieur recrée, deux micro-architectures en bois.

Le projet de réhabilitation porte avec lui deux objectifs principaux : 

  • Développer l’offre de bureaux et ateliers dédiés aux acteur·ices de l’ESS dans une logique de développement territorial sur l’Ile Saint-Denis. 
  • Offrir une solution de relocalisation qualitative et intelligente pour les occupant·es de la Cité Phares pendant les travaux de leurs actuels bureaux situés à 200 mètres de La Balise. 

Pour les atteindre, Bellastock se base sur une stratégie d’aménagements intérieurs réversibles, avec des ambitions fortes en termes de préservation de l’existant, de confort de travail pour la quinzaine de structures accueillis, mais aussi de conception-construction à partir de matériaux de réemploi et biosourcés.

DÉMAR
CHE

Notre proposition architecturale : soigner l’existant, construire réversible. 

La conception est pensée à partir de matériaux de réemploi sourcés dans un rayon maximal de 50 km. Les systèmes constructifs choisis permettent leurs réversibilité, chaque élément peut être démonté, déplacé, adapté aux usages. Cette modularité concrétise une vision où l’architecture devient transitoire et évolutive. Pour cela, on s’intéresse en priorité  à ce qui est nécessaire : étanchéités, renforcements structurels…Dans un second temps, la démarche s’appuie sur les qualités volumétriques existantes à savoir, de grands volumes ouverts et lumineux et sur les mensurations singulières des espaces (des surfaces relativement étroites et très allongées).

Des boites dans la boite

Pour répondre à ces enjeux, nous avons opté pour une solution de “boîtes dans la boîte”. En effet, dans ces linéarités, autant de micros architectures s’y logent,  pour former deux nouvelles entités construites, réunies de part et d’autre d’une rue intérieure desservant les différents espaces et connectant la rue côté quai, à la cour extérieure, en fond de parcelle.

Cette circulation est également séquencée par la création d’un patio qui offre à la fois une hiérarchie de desserte des espaces et l’opportunité d’un apport de lumière naturelle important dans un épicentre existant en carence de luminosité.

Les boîtes sont construites essentiellement en bois : murs à ossatures, plancher et toitures en complexes de bois isolés. À intervalles réguliers, de longs portiques bois allant transversalement de MOB à MOB, libèrent les surfaces intérieures des boîtes de tout élément porteur. De cette manière, les espaces sont considérés flexibles pour les futurs utilisateur·ices et permettent l’adaptation spatiale aux usages et aux envies qui peuvent évoluer au fil du temps.

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RÉEM
PLOYA
BILITÉ

La flexibilité du projet a par ailleurs été poussée aussi dans le système constructif des boîtes, afin qu’elles puissent être démontables et assurer la réemployabilité des éléments en bois (assemblages moisés et boulonnés).

Par définition fonctionnelle initiale, le réemploi in-situ passe ici par la préservation des éléments existants et la limitation des interventions et démolitions. Le projet adopte également une stratégie de réemploi de matériaux ex-situ 

De manière non exhaustive on peut lister les matériaux suivants :

  • Bois de structures des murs à ossatures bois / Bois de structure des portiques bois / Châssis vitrés des boîtes sur rue intérieure :
    Issus de la déconstruction partielle de l’académie Fratellini (rayon < 10km)
  • Portes / Isolant laine minéral pour cloisons, doublages et faux plafonds / Dalles de faux plafonds / Platelage bois de la rue intérieure :
    Issues d’un projet de démolition à Nozay (rayon < 50km)
  • Cloisons modulaires des espaces de travail :
    Issues d’un chantier de déconstruction, rue des petites Ecuries à Paris (rayon <15km)

JUILLET 2023 À JANVIER 2025
7 quai du Saule Fleuri 93450 L’Ile-Saint-Denis

CONCEPTION-CONSTRUCTION ARCHITECTURALE

Maitrise d’oeuvre architecturale : mission de base, complète (AVP à DET) + DIAG + FAI + OPC
Surface de plancher : 740 mètres carrés dont 660 m2 de Halles.
Démarrage des études : juillet 2023
Livraison : Janvier 2025
Statut : Chantier terminé
MOA : Foncière Belleville (maîtrise d’ouvrage déléguée) + Association Halage (maître d’ouvrage et utilisateurs)
MOE : Bellastock (mandataire) + Palabres (BE Fluides)
Entreprises : CARE construction, agencement et réseaux (curage, gros œuvre, cloisonnements / faux plafonds / sols) + Depuis 1920 (constructions bois), Couverture Schartier (Couvertures), DRP77 / Le Feu et l’Eau.

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