Réemploi

Nous avons, en ville, et de façon intuitive, une représentation très figée de la matière. C’est un « stock », qui compose les bâtiments, les aménagements. Pourtant, la notion de matérialité peut être perçue largement différemment. On peut observer la matière en mouvement et non en stock, dans toutes les actions de (dé)construction qui font nos villes vivantes ; on peut représenter la matière comme un système d’épaisseur et non uniquement une surface. C’est un exercice particulier de changer de regard sur la matière, car celle perçue en mouvement (chantier, acheminement marchandise et déchets…) est souvent ressentie comme une nuisance. Or un rebus, peut-être une ressource.
C’est l’essence de notre travail de recherche et développement sur le réemploi : comment puiser dans les ressources matérielles d’un territoire pour permettre son renouvellement.